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Jeudi 6 mai 2010 4 06 /05 /Mai /2010 11:26

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    A l’atelier artisanal de fabrication d’articles de coiffure fondé à Etain par Nicolas Petitcollin vers 1860, succéda la première Société Petitcollin en janvier 1896. En 1900, les ateliers brûlèrent à la suite d’un violent orage et une nouvelle usine fut rapidement reconstruite. C’est à cette même époque que l’on commença à travailler le celluloïd dans la région d’Etain. En 1901, Gustave Petitcollin et un associé fondent la Société anonyme Petitcollin, qui, ayant pour but la fabrication de tout objet à base de celluloïd, produit des accessoires de coiffure.



 

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Dès 1901, cette société va déposer pour la première fois la marque de la tête d’aigle. Cette tête d’aigle, devenue le symbole de la Maison Petitcollin, l’est toujours de nos jours.

 

 

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On suppose qu’au plus tard en 1906 Petitcollin fabriquait déjà des jouets. En l’absence d’archives et de témoignages, les premiers jouets Petitcollin devaient être des balles et des hochets. Il semble que la fabrication des poupées ait démarré certainement courant 1912.

 

 

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    En 1914, l’usine et prospère, mais la guerre éclate. A l’Armistice de 1918, l’usine Petitcollin se trouve complètement détruite mais va renaître de ses cendres. Dès 1924, la production reprit à nouveau. Au long de l’entre-deux-guerres, la Société Petitcollin va devenir le fer de lance de l’industrie française du jouet. Entre 1924 et 1938 vont être réalisés les grands modèles de baigneurs en celluloïd, parmi lesquels le célèbre « Petit Colin » qui va devenir la première poupée destinée au plus grand nombre. Petitcollin, qui sera un des plus grands créateurs de baigneurs et de poupées, tant par la qualité que par la quantité, fut aussi l’un des principaux producteurs français de matières premières jusque dans les années cinquante, notamment de celluloïd. Le célèbre baigneur est toujours fabriqué à l’heure actuelle et détient certainement le record de longévité parmi les jouets sur le marché.

 

 

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    A la veille de la Seconde Guerre Mondiale, La Société Petitcollin avoisinait les cinq cents personnes. En 1939, la Seconde guerre mondiale éclate. Les ateliers d’Etain furent occupés, bombardés et finalement incendiés en 1944. Après l’Armistice de 1945, la fabrication reprend rapidement. En 1951, les usines et les ateliers d’Etain dépassent les six cent cinquante ouvriers et employés sans compter les salariés à domicile. La Compagnie du Celluloïd Petitcollin-Oyonnithe emploie plus de mille personnes à travers ses différentes usines.

 

 

 

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Le polyéthylène est soufflé à chaud dans des moules qui se déboîtent.

 

 

    Dès 1951 démarra à Etain la construction d’un nouvel atelier consacré à la fabrication d’objets en Acéloïd, puis en 1956, la première unité d’extrusion soufflage de polyéthylène était en route à Etain. Ce procédé est toujours utilisé à l’heure actuelle pour la fabrication des baigneurs et des poupées classiques. En 1960, l’interdiction de la commercialisation du celluloïd tomba finalement.

 

 

 

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Avant l’assemblage des pièces, les bavures causées par la jointure du moule

sont enlevées, puis elles sont plus ou moins sablées suivant l’aspect désiré.

 

 

 

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Avec l ‘arrivée des résines de polyester, la Compagnie Petitcollin, qui avait décidé de spécialiser son usine d’Etain dans la fabrication d’objets en résine devint en 1961 le premier fabricant français de casques.

 

 

 

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La poudre de vinyle est injectée dans des moules qui vont tourner sur

deux axes dans un four. Elle fond et se colle aux parois en un seul tenant.

 

 

    En 1961, une nouvelle étape technique dans la fabrication des jouets fut franchie. La compagnie maîtrisa rapidement un nouveau procédé (le roto-moulage) qui permet de fabriquer des pièces creuses en plastisol (vinyle), notamment des têtes et membres de poupées. En 1963, la compagnie Petitcollin rachète la Société Nobel Française (SNF) qui apportait dans la corbeille les déjà célèbres poupées du magazine Modes & travaux.

 

 

 

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A la sortie du four, les moules sont refroidis avec un mélange d’eau et d’air pulvérisé,

et les pièces de vinyle encore chaudes et souples sont extirpées de leur enveloppe.

 

 

 

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Avant d’intégrer les moules, la poudre de vinyle est savamment dosée

de colorants suivant la teinte désirée ainsi qu’un additif à la vanille.

 

 

 

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A gauche, une tête encore tiède venant tout juste de sortir du four,

au milieu une tête en vinyle non coloré, à droite un moule en aluminium.

 

 

Suite...

Par Mifaon - Publié dans : Reportages - Communauté : poupées
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